Un peu d'histoire
La monographie d'un instituteur de l'année 1899 nous précise que
"Ce lavoir public, le seul de la ville qui existe sur l'Aubette, compte parmi plusieurs lavoirs particuliers. Il fut établi en 1771 au moyen d'une souscription ouverte par Monsieur l'abbé Du Buisson, curé d'alors, qui le fit construire sur le même cours d'eau, dans un terrain dépendant en partie du Prieuré et de l'Hôtel des arquebusiers.
Il contient environ 40 places. Ce lavoir laissant beaucoup à désirer à cause surtout de l'impureté des eaux en temps d'orage, et de celles fortes ventes qu'y déversent la sucrerie et les laiteries établies en amont, la municipalité a fait dresser les plans et devis d'un lavoir projeté en bordure du passage Huré et qu'alimenterait l'eau de la source de la Foulerie, amenée en 1891."
Aujourd'hui, situé à proximité de l'église, ce lavoir se trouve sur un chemin fréquemment emprunté par les promeneurs. Le chantier des adolescents fut donc dans un premier temps l'objet de curiosités puis rapidement d'échanges sur la démarche de leur bénévolat et sur l'histoire de ce lieu.

Ce chantier fut l'occasion d'un partage avec la population, les jours de marché et auprès des promeneurs. A l'initiative des adolescents, les magnytois(e)s purent ainsi participer à cette démarche en proposant des idées de réutilisations possibles du lavoir à des fins culturelles et de rencontres.
Une restitution des podcats et des idées de réutilisation a fait l'objet d'une exposition sur place pour valoriser l'ensemble du travail de mémoire et de projection.

Des réalisations d'ouvrages sculptés durant le chantier furent également exposées lors de sa clôture qui se déroula dans une ambiance musicale à laquelle furent conviés les magnytois(e)s sensibilisés par ce travail de restauration.

Ce chantier ne fut pas sans permettre à ces jeunes bénévoles, de découvrir notre territoire du Vexin Français (patrimoine bâti et naturel).
Une sensibilité au développement durable et à la biodiversité présente à Magny-en-Vexin et dans son environnement fut aussi au programme.
Nous avons pu noter également combien la vie collective pu favoriser l'autonomie et l'épanouissement de ces jeunes adolescents engagés à cette occasion sur un même projet.